L'entretien du scooter
Les règles, peu nombreuses mais très importantes, qui vous permettront de tenir votre scooter sous contrôle permanent. L'entretien prévient les détériorations mais, surtout, augmente le niveau de sécurité de votre engin.
Texte de Andrea Di Marcantonio

Vous parcourez chaque année, avec votre scooter, que vous vous en rendiez compte ou pas, un nombre incroyable de kilomètres.
Avaler autant de kilomètres entraîne obligatoirement une usure des " zones techniques " du moteur et du roulage.
Mais procédons par ordre et commençons par le moteur.
Quasiment tous les scooters de 125 à 650 cm3 sont équipés (dans la grande majorité des cas) d'unités 4T. Cela signifie un nombre de composants supplémentaire par rapport au " petit frère " 2T, plus simple dans la technique mais plus " exigeant " au niveau des consommations spécifiques de carburant.
Le moteur 4T exige un traitement plus délicat et plus " présent " par rapport au 2T, au point que les révisions se font tous les 1000 km.

Règle n°1 : L'huile moteur.
Le niveau doit en être souvent contrôlé (en moyenne, tous les 2500 km), dans le carter d'huile du moteur. Vous pouvez le contrôler à l'aide de la jauge graduée en partie haute du carter moteur (donc, à gauche ou à droite du moteur) qui indique les remplissages MIN et MAX. Le niveau ne doit jamais descendre sous l'encoche du MIN : s'il n'y a que peu d'huile dans le moteur, celui-ci " souffre " beaucoup et les températures peuvent augmenter dangereusement. Souvenez-vous en : avec un niveau bas, le moteur peut se détériorer !
Utilisez des lubrifiants de qualité supérieure et d'une gradation correspondante aux " spécifications " indiquées sur le livret d'utilisation et d'entretien de votre scooter.

Règle n°2 : Réglages du moteur.
Avec les kilomètres, les parties en mouvement se relâchent et prennent du jeu. Faites contrôler le jeu des soupapes sur les 4T, au moins tous les 5 à 8000 km. Vous éviterez, de cette manière, une usure irrégulière et les surchauffes… Un serrage excessif entre le poussoir et la soupape entraîne, à la longue, une baisse des prestations due à l'usure des soupapes.

Règle n°3 : L'embrayage et le variateur.
Si vous remarquez que l'embrayage " broute " au démarrage, faites contrôler, dans un garage autorisé, l'ensemble de la transmission, y compris le variateur et les rouleaux.

Règle n°4 : le filtre à air.
Le moteur respire tout comme vous. Lors de cette " opération ", le rôle rempli par le filtre à air est fondamental. Cet élément a pour but de " retenir " les microparticules et les impuretés " capturées " par l'air. Vérifier le filtre prolonge la durée de vie du moteur. Vous pouvez le faire vous-même : desserrer les vis qui fixent le boîtier du filtre au couvercle et enlevez délicatement l'élément filtrant. Chez un revendeur de pièces détachées et d'accessoires, procurez-vous le liquide spécial pour filtres et lavez-le en suivant les instructions. Laissez sécher le filtre à air, puis le remonter dans son logement, en contrôlant la parfaite étanchéité des parties assemblées. Le contrôle doit être " redoublé " si vous parcourez quotidiennement des routes poussiéreuses.

Règle n°5 : L'échappement.
Si vous remarquez un bruit excessif de l'échappement ou une baisse des prestations (surtout sur les 2T), il est imputable, en partie, à l'échappement. N'hésitez pas à le remplacer s'il présente des " ruptures ", surtout parce que, outre le bruit, le moteur travaille mal et que les consommations augmentent…

Règle 6: Divers.
Remplacer la ou les bougies, tous les 10.000 km. Sur les 4T, cet élément dure, en général, trois fois plus longtemps que sur les 2T, car, sur ces derniers, il y a une présence élevée d'huile mélangée au carburant pour la lubrification des parties en mouvement.
Enfin, la carburation et l'allumage posent moins de problèmes que ceux déjà traités. La carburation peut être " corrigée " par un personnel spécialisé. L'allumage, s'il casse, vous laissera irrespectueusement sur le bord de la route… En général, lorsque l'allumage est " problématique ", il donne des signes évidents comme une baisse des prestations, des " explosions " et une allure chaotique du moteur.

Règle n°7 : Le roulage.
Contrôlez souvent l'usure des plaquettes de frein (le terme correct est " garnitures antifriction ") et des mâchoires arrière, si elles sont montées. Les pneumatiques, les amortisseurs et la fourche sont les autres éléments à vérifier avec une certaine fréquence. Il en va de votre sécurité ! La vérification de la pression des pneumatiques et du jeu des freins est une opération simple que vous devez accomplir toutes les 2 à 3 semaines, surtout si vous avez une conduite de… puncheur.

Voilà, avec ces quelques conseils et ces règles simples, vous serez capable de surveiller l'entretien de votre cher scooter. Rappelez-vous qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Toujours !